L’incontournable livre de chevet de… Claire, alias Des pages et des lettres

« Arrête, tu vas t’abîmer les yeux », « encore en train de lire? » Ces phrases, les lecteurs compulsifs les connaissent bien. Et Claire ne fait pas exception à la règle. Pour autant, si cette diplômée de Sciences Po a certes ralenti son rythme de lecture au cours de ses études, elle a toujours réservé une place importante à sa passion pour les beaux textes. Désormais journaliste, elle consacre, depuis septembre 2018, un blog, Des pages et des lettres, aux ouvrages qui la font vibrer, signés aussi bien d’Emile Zola, que de Grégoire Delacourt ou d’Emmanuel Carrère. Claire tient par ailleurs à mettre en avant les plumes féminines qui la font vibrer: le mois dernier, elle a lancé le compte Autrices du monde. Le principe: tous les mois, la jeune femme entend, de concert avec ses abonnés, mettre à l’honneur un pays à travers ses autrices. Pour janvier, c’est le Japon qui a été choisi!

Quel est votre livre de chevet par excellence?

Question difficile ! Je trimballe toujours quelques livres avec moi dans une pochette : L’Assommoir, La Princesse de Clèves, Le Bal des folles… Je vais choisir le moins connu : Des Orties et des Hommes, de Paola Pigani.

À quel moment l’avez-vous lu?

Il y a un an et demi environ, en été. Je ne suis même plus sûre de comment j’en suis venue à le lire. Je crois que c’est une libraire qui me l’avait recommandé.

Pourquoi vous a-t-il marquée?

J’ai été impressionnée par la prouesse de ce livre : il raconte l’Enfance. Il n’y a ni enchainements romanesques marquants ni grand suspens, du moins à mes yeux, mais je ne l’ai pas lâché. Je me suis beaucoup retrouvée dans le personnage. L’autrice rend compte d’émotions, de sensations, de réflexions, de la manière la plus directe qui soit, avec une incroyable précision.

Quelles sensations a-t-il réveillées chez vous?

Les piqûres d’orties. L’odeur de la boue. Le romanesque dont je rêvais, seule au milieu d’une pâture. La marelle que formait le carrelage du couloir de la maison. Le trésor que représentait une pomme de pin plus grande que toutes les autres.

L’avez-vous lu plusieurs fois?

Non, je ne l’ai lu qu’une fois, je relis très rarement mes livres, mais j’ai relu certains passages plusieurs fois.

A qui l’avez-vous prêté?

A personne ! Shame on me. C’est un texte au rythme assez lent, c’est ce qui me freine un peu, moi j’ai adoré, mais je ne suis pas sûre qu’il convienne à mes amis lecteurs qui ont besoin d’un rythme plus soutenu et d’émotions plus exacerbées.

Quel adjectif utiliseriez-vous pour le qualifier?

Juste.

Quelle question aimeriez-vous poser à son auteur?

Eh bien, je l’ai déjà fait ! Séduite par le livre, j’ai interviewée l’autrice sur son processus littéraire. Ses réponses sont à retrouver sur mon blog.

Et à son éditeur?

Sur quoi a porté le plus gros travail de réécriture ?

Sans transition, quelle est votre librairie coup de cœur?

J’ai récemment découvert la librairie Vauban, à Maubeuge. J’ai beaucoup aimé l’endroit, à deux pas des remparts, dont l’entrée était marquée par une arche faite de livres et de pages. L’offre est variée et l’endroit plutôt intime.

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