L’incontournable livre de chevet de… Caroline, alias 1livredanslapoche

Originaire de Metz, Caroline partage ses lectures sur son blog et son compte Instagram depuis près de deux ans. Cette psychomotricienne a également été membre du Grand Prix des Lectrices ELLE 2016 et lectrice Charleston 2020.

Quel est votre livre de chevet par excellence ?

Mon livre de chevet, celui que j’ai toujours dans un coin de ma tête, est sans hésiter La vérité sur l’affaire Harry Quebert  de Joël Dicker. C’est un livre auquel je suis particulièrement attachée, un roman puissant qui résonne encore en moi bien des années après l’avoir lu. C’est bien simple, j’aime tout dans ce roman, jusqu’à la couverture qui reprend le tableau Portrait of Orleans  d’Edward Hopper, mon peintre préféré. Joël Dicker nous embarque ici dans un cold case qui a pour décor une petite ville de la côte Est des Etats-Unis. Le pitch : en 2008, Marcus Goldman, un jeune écrivain prometteur, vient en aide à son mentor accusé de meurtre. En effet, le célèbre Harry Quebert, auteur du bestseller Les origines du mal, est soupçonné d’avoir assassiné, en 1975, une jeune fille de 15 ans, Nola Kellergan, dont le corps vient seulement d’être découvert aux abords de sa propriété. Sous le choc, Marcus laisse tout en plan pour s’installer dans la maison de son ami, bien décidé à faire éclater la vérité sur toute cette affaire, convaincu qu’il est de l’innocence de son mentor. Les choses ne tardent pas à se compliquer, alors que Marcus fait l’objet de menaces et que la presse découvre qu’Harry entretenait une liaison avec la jeune Nola…

A quel moment l’avez-vous lu ?

Je l’ai lu peu de temps après sa sortie, à l’automne 2012. Je me souviens que je ne pouvais pas le lâcher et que je le lisais tout le temps : dans le train durant mes trajets pour me rendre au travail, pendant les pauses déjeuner, jusque tard dans la nuit, etc. J’étais animée d’une sorte de fièvre, comme aspirée par ce texte que je ne voulais pas quitter avant de connaître le fin mot de l’histoire.

Pourquoi vous a-t-il marquée ?

Ce qui m’a le plus marquée dans ce livre est l’incroyable retournement de situation qui survient aux deux tiers du roman. De toute ma vie, je n’avais encore jamais été autant scotchée par un rebondissement. Joël Dicker lâche sa petite bombe et c’est toute l’histoire qui se trouve éclairée d’un jour nouveau, relançant complètement l’intrigue. J’ai trouvé son idée génialissime, c’était tout simplement dingue ce twist qu’il nous amenait l’air de rien. J’ai été marquée par ce coup de bluff de l’auteur, cela m’a vraiment impressionnée car je ne l’avais pas vu venir.

Quelles sensations a-t-il réveillées chez vous ?

Celle du plaisir de la lecture, la sensation de me perdre et de me fondre totalement dans une histoire qui me dépasse. De cette lecture, je garde un souvenir très vif, malgré les années, car elle m’a fait me sentir vivante en me faisant vibrer. Je retiens surtout son intensité, le suspens insoutenable jusqu’à la fin, les émotions physiquement ressenties : curiosité, empathie, surprise, appréhension, etc.

L’avez-vous-lu plusieurs fois ?

Non, mais il m’habite encore tellement que je n’en éprouve pas le besoin pour l’instant. J’y repense néanmoins souvent, au bonheur qu’il m’a procuré de par sa richesse, sa densité et pour le flot d’émotions qu’il m’a fait ressentir.

A qui l’avez-vous prêté ?

Je n’ai pas prêté mon exemplaire, par contre je l’ai beaucoup offert autour de moi : à ma mère, à ma belle-sœur, à des amis… Je voulais faire découvrir ce roman, partager un peu de ce plaisir de lecture que j’avais ressenti et, surtout, continuer à le faire vivre.

Quel adjectif utiliseriez-vous pour qualifier ce livre ?

Plus qu’un adjectif, je citerais Joël Dicker lui-même lorsqu’il écrit dans La vérité sur l’affaire Harry Quebert :  » Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé.  » Cela résume parfaitement mon ressenti au sujet de ce roman. Le plaisir et les émotions fortes que j’ai eus à la lecture de cette histoire ont laissé une trace indélébile en moi. C’est un livre dont je me souviendrai toujours tant il m’a touchée. Un roman que j’ai lu avec avidité mais qui a laissé un vide en moi une fois ma lecture achevée. Il m’avait tellement marquée que pendant quelque temps j’ai eu du mal à me plonger dans un autre roman ; j’étais restée là-bas, en Amérique, avec les personnages de Joël Dicker et je ne voulais pas passer à autre chose. Signe pour moi que c’est un roman qui compte, qui a compté et qui comptera encore à l’avenir… En deux mots ? Culte et inoubliable !

Quelle question auriez-vous souhaité poser à son auteur ?

Ce roman est d’une richesse incroyable, complet, abouti. Il emprunte à plusieurs genres et fait passer le lecteur par toute la gamme des émotions possibles. À Joël Dicker, je poserais cette question : saviez-vous exactement où vous alliez en débutant la rédaction ou vous êtes-vous laissez submerger et entraîner, vous aussi, par la force de l’intrigue et des personnages ?   

Et à son éditeur ?

Joël Dicker s’est beaucoup exprimé au sujet de la relation si particulière qui le liait à son éditeur, Bernard de Fallois, aujourd’hui disparu. Devenu un ami, un mentor, un guide pour l’écrivain, j’aimerais savoir si les romans qui ont suivi La vérité sur l’affaire Harry Quebert ont été écrits avec l’aura et le regard de Bernard de Fallois en arrière-plan. Dans quelle mesure a-t-il influencé l’écriture de Joël Dicker et, à présent, qu’il nous a quittés, quel impact son absence a-t-elle sur la poursuite de son travail d’écrivain ?

Sans transition, quelle est votre librairie coup de cœur ?

En vérité, il y a deux librairies que j’affectionne tout particulièrement dans ma jolie ville de Metz. Il s’agit de la librairie Hisler, dont j’apprécie les rencontres et les conférences organisées régulièrement par la dynamique Madleen. Enfin, j’aime aussi prendre le temps de flâner dans la librairie « La cour des grands », plus intimiste, et située dans la pittoresque rue Taison. Cette petite allée pavée est notamment placée sous la bonne garde de l’emblème de notre ville : le dragon Graoully !

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