Dépasser le confinement par l’évasion littéraire: les conseils de Julie Vasa, auteure du blog L’Apostrophée

Quel remède plus puissant que la lecture pour échapper à l’ennui ? Cette mini-série est dédiée à ces histoires qui permettent de façonner notre imaginaire. Elle est aussi l’occasion de mettre en avant des librairies. Parce qu’en cette période particulière, plus que jamais, les romans n’ont aucune raison de prendre la poussière sur nos étagères. Pour ce sixième épisode, la parole à Julie

En cette période particulière, nous avons tous besoin d’évasion. Quel texte nous conseillez-vous ?

J’ai éprouvé pas mal de difficultés à me remettre à la lecture depuis le début du confinement : l’esprit ailleurs, occupée avec les enfants… et puis l’envie de découvrir un roman et en relire un autre. Les deux, très différents, ont été parfaits chacun à leur manière ! Le premier est le roman de Sophie de Baere, Les corps conjugaux et le deuxième, Le Lambeau, de Philippe Lançon.

Pourquoi est-ce une lecture appropriée au contexte actuel ?

Les corps conjugaux raconte une histoire tellement hors du commun qu’elle permet au lecteur de s’évader, s’attacher à des personnages et plonger dans un quotidien très différent de celui que nous vivons. Je n’avais pas envie d’une lecture qui me renvoie à cet état. Et pourtant… j’ai eu envie de relire le récit de Philippe Lançon. Il y parle de son enfermement dans un corps qui n’est plus celui qu’il a connu depuis cinquante ans et qui se trouve irrémédiablement et brutalement métamorphosé. Il y évoque surtout cette capacité incroyable à surmonter un choc d’une brutalité et d’une violence inouïes en suivant une philosophie pour le moins inspirante :

« La nécessité, tout accepter, et le devoir, l’accepter avec autant de gratitude et de légèreté que possible ».

La lecture, meilleure échappatoire que Netflix : vous avez cinq lignes pour convaincre !

Question complexe car… j’apprécie aussi Netflix et même d’autres plateformes! Certaines vidéos peuvent même me marquer aussi durablement qu’un livre ! Ce que je recherche dans la lecture, dans un film ou une série, ce sont les émotions qu’ils me procurent. Et à ce titre, je ne fais pas de différence. L’acte de lire néanmoins, me paraît davantage engagé, moins passif. La satisfaction ressentie quand on trouve une lecture qui nous correspond est décuplée !

Une fois la crise du coronavirus terminée, dans quelle librairie vous précipiterez-vous ?

Je retournerai très vite chez Payot Rive Gauche à Genève*. J’aime y flâner, lire en prenant un café, c’est un lieu chaleureux que j’aurai plaisir à retrouver. J’y trouve toutes les lectures souhaitées. Nous en avons aussi fait notre QG avec l’équipe du Festival du LAC : un salon littéraire dont la première édition était prévue début juin !

*Rue de la Confédération 7, 1204 Genève, Suisse

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