L’incontournable livre de chevet d’… Antigone Héron

Blogueuse littéraire depuis 2006, elle égraine et commente ses lectures sur son blog, Les lectures d’Antigone. Aussi passionnée qu’assidue, cette dévoreuse de livres a notamment participé au Prix Relay des voyageurs lecteurs 2018 ou au Prix des adhérents Fnac.

Quel est votre livre de chevet par excellence?

Je n’ai qu’un seul livre qui reste en permanence sur ma table de chevet: Lolita de Vladimir Nabokov. En plus d’être un roman très marquant et troublant, je trouve sa structure parfaite. De celles que j’aimerais imiter lorsqu’il m’arrive d’avoir des velléités d’écriture: des paragraphes courts, une langue qui scande, une écriture où chaque mot semble à sa place.

A quel moment l’avez-vous lu?

Je l’ai lu il y a plusieurs années, alors que je commençais une Maîtrise de Lettres. Je souhaitais parler du thème de l’exil en littérature. Mon maître de mémoire avait orienté mon regard sur Vladimir Nabokov, qui a écrit aussi bien en russe, en français qu’en anglais. Je crois avoir alors lu tout Vladimir Nabokov, entretiens et essais compris.

Pourquoi Lolita vous a-t-il marquée?

Je crois que c’est la modernité de la langue qui m’a séduite d’emblée. Puis cette ambiance dérangeante… et toute la tension du roman.

Quelles sensations a-t-il réveillées chez vous?

J’ai trouvé ce livre à la fois merveilleusement bien écrit et très dérangeant. C’est un roman qui provoque des sentiments ambivalents, car, au final, le lecteur reste choqué de s’être laissé entraîner dans une histoire aussi répréhensible, bercé par le discours de Humbert, la frivolité première de Lolita et la qualité de narrateur de Vladimir Nabokov.

L’avez vous-lu plusieurs fois?

Je crois l’avoir lu au moins deux fois.

A qui l’avez-vous prêté?

Je ne l’ai pas prêté, mais je répété autour de moi qu’il s’agissait d’un livre incontournable. Mon exemplaire a un peu vieilli: il est tout jaune et ses pages largement griffonnées!

Quel adjectif utiliseriez-vous pour qualifier ce livre?

Magistral.

Quelle question auriez-vous souhaité poser à son auteur?

Pourquoi cette fascination pour les nymphettes, semblant correspondre si peu à vos intérêts personnels ?

Et à son éditeur?

Avez-vous longtemps hésité avant de publier ce roman au goût évident de scandale?

2 commentaires

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